Éphémère

éphémèreL’ivresse d’être.

Vertige,

Du devenir déliquescent

Aux souvenirs défaillants

Nulle envie qui fait les projections futures.

L’ouïe fine goûte l’empreinte imperspectible du présent

En arrêt parmi la course des vivants

Vivre autrement, dilaté dans un air sans temps

Percevoir au tréfonds.

Embrasser par tout de ce que je suis

Maintenant, sans emprise.

J’aime la conscience ultime, complète qui se sait reliée.

Morceau infime d’une racine,

Je ne suis rien qu’un tout.